June 30th, 2006 par
Zongo
Chers concitoyens et chères concitoyennes, j’en appelle à votre sens civique ! Cela ne peut plus durer. Il ne nous reste que quelques heures pour agir, sinon, ce sera la fin. Unissons-nous ! Combattons côte à côte pour que le mois de juin ne rende pas l’âme sans un sanglot. Il faut absolument défendre ce si beau mois qui voit toujours naître l’été mais le laisse presque aussitôt orphelin. Cette séparation n’est pas humaine. Aidons le mois de juin à passer son premier été, apportons-lui du réconfort. Repoussons cet insupportable mois de juillet, qui nous regarde de haut, nous nargue à coup de vacanciers et nous écrase de sa chaleur torride. Révoltons-nous, nous ne pouvons laisser continuer cette injustice sur laquelle nos aînés ont trop longtemps fermé les yeux…
Bon, ok, le 30 c’est un peu tard pour acheter une carte d’anniversaire pour mémé qui est née le 1er juillet.
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June 30th, 2006 par
Zongo
Serge July est un grand, un dinosaure, un maître, un incontournable et il s’en va. L’âge du Christ passé au service d’un journal de gauche, très à gauche, puis moins.
Il part pour des histoires de financement du journal et se fend d’un grand et long article pas inintéressant. A sa lecture pourtant, je me disais qu’il manquait sa cible, qu’il ne visait pas ce qu’il fallait. J’allais donc m’en expliquer ici, quand j’ai fait un tour sur le blog d’un camarade-collègue, Monsieur Luc Saint-Elie. Et, je n’ai pas grand chose à ajouter à son analyse, je pense qu’effectivement le problème est là, bien cerné par Luc, dans un fourré sombre du monde de l’information, et qu’il s’applique aussi bien à la presse quotidienne qu’aux magazines. Un problème corsé, endémique et de plus en plus prégnant. Un problème qui a un goût de sapin.
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June 30th, 2006 par
Zongo
Depuis le siège de mon bureau, la tête légèrement tournée vers l’extérieur, je vois les toits de ce qui n’est pas Paris mais la banlieue toute proche. Le soleil est là, le ciel est plus que bleu, presque métallique, pas un nuage, les toits sont beaux ou laids, peu importe, ils se dorent au soleil d’été, et je ne peux m’empêcher de penser que pour quelques étrangers en goguette, ce soleil sera la lumière de Paris, leur souvenir de cette belle ville. Penser que ces moments que je passe sous la climatisation faiblarde d’un bureau périphérique seront les souvenirs merveilleux de quelques touristes peut-être amoureux de Paris me fait le plus grand bien.
Ce serait comme un juste retour des choses, comme une manière de remercier ceux qui nous ont prêté leur ville pendant nos périples, ces Athéniens à la ville étrange mais séduisante, ces Madrilènes aux portes du soleil, ces Romains qui bercent le Colisée d’une marée incessante de véhicules pétaradants… La liste pourrait être longue. Et j’oublie volontairement Londres qui n’a jamais fait l’effort de m’offrir son soleil…
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June 27th, 2006 par
Zongo
A l’heure où, aux Etats-Unis, la “neutralité” d’Internet et du Web est mise à mal par des intérêts financiers et des décisions politiques influencées, il est intéressant de se reporter à ce qu’en pense Tim Berners-Lee, un des créateurs du Web. Sa pensée est claire et étayée par une connaissance des différentes positions à travers le globe. Le grand monsieur a un blog (nourri au compte-gouttes) : ici.
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June 27th, 2006 par
Zongo
On a enfin trouvé le “démarreur sexuel” de la femme. La zone de son cerveau qui est responsable du désir, et non, soyons clairs, du plaisir. Il s’agit d’une partie bien précise de l’hypothalamus appelé ventromédical nucléus. Envoyer une bonne dose d’oestrogène à cet endroit du cerveau d’une femme et ce sera la fête à la maison. En revanche, si cette aire du cerveau ne reçoit pas d’oestrogène, c’est ceinture…
Maintenant que l’on sait ça, et vu que l’oestrogène ne se vend pas encore en gros au Monoprix en bas de chez vous, il va falloir trouver le moyen de séduire madame. Quant au point G, il vous faudra chercher par vous même.
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June 26th, 2006 par
Zongo
Jean-Paul avait un problème de boisson. Depuis la mort de sa moitié, il était rare de le voir sans un demi.
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June 26th, 2006 par
Zongo
Et voilà, je prends 15 jours de vacances, même pas, trois fois rien, je pars en laissant tremper ma cape dans l’amidon pour qu’elle arrête de battre connement aux vents, et paf, je reviens, c’est le bordel. Libération part en couille, Devos meurt, le PS adopte son programme, on ne peut vraiment pas faire confiance aux gens.
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June 25th, 2006 par
Zongo
Je vous le dis, mes frères et mes soeurs, j’ai beaucoup voyagé, beaucoup marché, beaucoup observé, beaucoup vu et pas mal regardé la télévision grecque, tant il fait trop chaud parfois, pour travailler ou arpenter la grande Athènes. C’est sous le souffle de la climatisation d’un hôtel à deux doigts du hors jeu que la puissance du monde m’a été révélée. L’émissaire, un clone de Jean-Pierre Foucault, dans son infinie bonté, m’a éclairé et montré la voie. Je sais désormais que l’Europe n’est pas un vain mot.
A la question “qui veut gagner des millions ?”, les Grecs ne répondent pas, car la version hellène de ce jeu ne permet que de gagner 250 000 euros. Autant dire rien, autant dire que la ménagère de moins de cinquante grecque n’est pas prête de rendre jalouse notre madame Michue.
L’Europe de la télévision est en tout cas au bout de nos petits doigts agiles, on zappe, eh hop, on se croirait presque à la maison, à s’abrutir. TF1 est l’Europe d’aujourd’hui, TF1 rulez grave sa mère.
Preuve à l’appui.

Pour les curieux, comme toujours, la bonne réponse est “D, la réponse delta”.
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June 10th, 2006 par
Zongo
- Bonne nuit !
- Bonne nuit mon coeur.
- Dis, on a pris les 45 T-shirt légers (parce qu’on va crever de chaud) ?
- Oui.
- Et les 32 chemisettes (qui vont immanquablement coller au dos) ?
- Oui, dans le gros sac…
- Et les 29 bermudas à la con (parce que les pantalons de velours sont déconseillés) ?
- Ouiiii…
- Et les 2 litres de crème solaire (achetés pas cher en promotion par lot de 30 bouteilles) ?
- Euh… Attends. Oui.
- Et le développeur de pénis (ce n’est pas pour moi, c’est pour un ami) ?
- Oui, ça serait bien que tu t’en serves cette fois, qu’on ne l’emmène pas pour rien…
- Et les 10 bouquins (dont on ne lira pas trois pages) ?
- Oui aussi, allez on dort !
- Bon ok. Hum. Et les 3 consoles et le téléviseur 16/9e (pour égayer les soirées) ?
- Hein ? Mmm Bien essayé…
- Et les guides touristiques (même si de toute façon on va se perdre) ?
- Oui, bon allez, ça suffit maintenant on dort, ça fait trois fois qu’on défait les sacs.
- Ah ok. Désolé… (silence) Et les 3 Kg de cachets pour ne pas stresser parce qu’on part ?
- Oh la vache, le boulet…
Bon ben voilà, c’est bon, tout y est. Vu qu’on n’a pas de voiture pour bourrer le coffre, on va se contenter de la soute d’un avion. Ca devrait faire l’affaire.
Ne reste plus qu’à ne pas louper le réveil demain matin, malgré la mauvaise nuit qui s’annonce - ça aurait pu être pire, la France n’est pas Coupée du Monde ce soir, donc pas de klaxon de dépit ou de joie. Bref… Enfin, les vacances…
- Allez bonne nuit…
- Nuit…
- Hé dis, t’as pensé aux billets ?
- Dors !
- …
- Pour la dernière fois, je te préviens, si tu ne laisses pas ce sac pour venir te coucher tout de suite, je fais mes valises et je m’en vais !
- Quoi ? T’as pas fait tes valises ? Rallume, bon dieu, mais rallume…
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June 7th, 2006 par
Zongo
De grands yeux couverts de sourcils fins, comme un toit. Deux mares de bleu, vives et pétrifiantes, qui suivent, jugent et pèsent, apaisent, parfois. Un nez volontaire mais pas trop, une bouche fine, elle aussi, qui s’agite et mitraille avec l’élocution typique de celui qui parle pour être écouté, là-bas, au fond de la classe. Et puis dans la denture, une dent plus petite que les autres. Celle que je porte aussi à mon sourire en coin. Tare congénitale, clin d’oeil paternel, marque de fabrication. Ses mains longues marquées par le travail serrent pour l’une une plume pour l’autre une cigarette. Deux attributs qui l’identifient dans le brouillard de l’enfance, à côté d’autres, comme ses bras musclés qui me portent, contre lui, emmailloté dans son pull marin. J’ai trois ans, peut-être moins et lui paraît tel qu’en lui-même réservé et omniprésent. Des mains qui discutent en fendant l’air, des mains qui donnent au compte goutte, comme gênées, de l’amour filial à revendre, par trop pleins, grandes rasades, un peu comme un vin de pays soudainement mis en perce.
Les images s’empilent de plus en plus vite, jusqu’à la dernière, la plus difficile à éviter, mais pas forcément la plus forte. Oui. Les images du père s’empilent dans ma boîte cranienne comme dans une boîte à chaussures pas assez remplie. Elles bercent mes jours et parfois mes nuits, fantôme d’un homme, rêve d’enfant, certitude d’adulte.
Souvenirs et derniers soupirs, la tête tournée vers les vignes.
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