Ici parce que pas ailleurs

"Pas un jour sans une ligne", Zola. "Plusieurs jours sans un post", Zongo.

Shame on me…

September 19th, 2006 par Zongo

J’ai un peu honte, j’ai cédé à l’égocentrisme, pendant une fraction de seconde, j’ai cru qu’il était pour moi ce dessin. Je n’ai pas pu résister à l’envie de le glisser parmi ces quelques posts inégaux. Ce Manu Larcenet beuglant pourrait très bien être moi, beuglant aussi. Du bonheur. Merci missieu Larssinet. Zongo !

Zongo !

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Quand la pub émeut…

September 19th, 2006 par Zongo

ou plutôt est-ce cette superbe chanson de Johnny Cash, Hurt. On dira ce qu’on voudra sur la perversion sous-jacente à cette publicité, sur la souffrance auto-infligée, sur le dépassement de soi, sur la course contre ses fantômes et sur la position du vautour Nike, qui plane au dessus de tout cela en voyant des billets verts sous les pieds de chaque sportif. On dira ce qu’on voudra, mais cette pub fait dresser les poils… ou plutôt est-ce cette superbe chanson de Johnny Cash, dont voici, au risque de me voir poursuivi par une armée d’ayant-droits sans talent, les paroles :

“I hurt myself today
to see if I still feel
I focus on the pain
the only thing that’s real
the needle tears a hole
the old familiar sting
try to kill it all away
but I remember everything
what have I become?
my sweetest friend
everyone I know
goes away in the end
and you could have it all
my empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt
I wear this crown of thorns
upon my liar’s chair
full of broken thoughts
I cannot repair
beneath the stains of time
the feelings disappear
you are someone else
I am still right herewhat have I become?
my sweetest friend
everyone I know
goes away in the end
and you could have it all
my empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt
if I could start again
a million miles away
I would keep myself
I would find a way.


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If you wanna get down…

August 21st, 2006 par Zongo

Comme à son habitude, la BBC fait très fort et pose les bonnes questions d’une manière très intéressante : que serait un monde où la drogue serait légale ? La forme et le fond sont à l’unisson : de grande facture. Ce docu-fiction de la chaîne anglaise est visible sur Google Video. Je doute que cela soit totalement légal, mais il vaut la peine d’être vu.
Ce qu’il y a d’intéressant c’est que les questions et les réponses posées s’appliquent aussi aux drogues dites douces, dans un euphémisme qui me semble bien dangereux. A voir, si vous avez un peu moins d’une heure libre.

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Images du père

June 7th, 2006 par Zongo

De grands yeux couverts de sourcils fins, comme un toit. Deux mares de bleu, vives et pétrifiantes, qui suivent, jugent et pèsent, apaisent, parfois. Un nez volontaire mais pas trop, une bouche fine, elle aussi, qui s’agite et mitraille avec l’élocution typique de celui qui parle pour être écouté, là-bas, au fond de la classe. Et puis dans la denture, une dent plus petite que les autres. Celle que je porte aussi à mon sourire en coin. Tare congénitale, clin d’oeil paternel, marque de fabrication. Ses mains longues marquées par le travail serrent pour l’une une plume pour l’autre une cigarette. Deux attributs qui l’identifient dans le brouillard de l’enfance, à côté d’autres, comme ses bras musclés qui me portent, contre lui, emmailloté dans son pull marin. J’ai trois ans, peut-être moins et lui paraît tel qu’en lui-même réservé et omniprésent. Des mains qui discutent en fendant l’air, des mains qui donnent au compte goutte, comme gênées, de l’amour filial à revendre, par trop pleins, grandes rasades, un peu comme un vin de pays soudainement mis en perce.
Les images s’empilent de plus en plus vite, jusqu’à la dernière, la plus difficile à éviter, mais pas forcément la plus forte. Oui. Les images du père s’empilent dans ma boîte cranienne comme dans une boîte à chaussures pas assez remplie. Elles bercent mes jours et parfois mes nuits, fantôme d’un homme, rêve d’enfant, certitude d’adulte.
Souvenirs et derniers soupirs, la tête tournée vers les vignes.

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A full tummy is a happy dummy…

June 1st, 2006 par Zongo

Pour tous ceux qui ont cru que les bonbons n’étaient bons que pour les dentistes, les caries et quelques enfants désoeuvrés, gavés d’argent de poche - les salauds ! -, rectifions les faits et rétablissons la vérité. Les bonbons sont aussi bons pour les nuls. Bien que les fleurs soyent plus présentables…

Bonbons pour les nuls

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Bien dans ses baskets…

May 16th, 2006 par Zongo

Depuis que mes amis m’ont offert un si beau cadeau, je m’amuse à le découvrir peu à peu. Et vu qu’il faut se prendre au sérieux, voici donc “Baskets bleues sur fond rouge”. C’est le titre…


Converse

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La voie de la justesse

May 9th, 2006 par Zongo

Il y a des films qu’on regarde et rédécouvre toujours avec le même plaisir. C’est le cas d’Après la pluie. Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’un simple film de samouraï, un film de sabre (ou shambara). Tout d’abord, c’est le dernier scénario du maître Kurosawa. Il devait le tourner mais la camarde avait pris rendez-vous sans prévenir. Ensuite, le sabre sert peu, contrairement à d’autres films comme Yojimbo, par exemple. Non, ici, Kurosawa, suppléé par Koïzumi, nous conte plutôt une histoire sur l’excellence et la sagesse, sur la richesse et la diversité des Hommes que l’on croise autour d’un fleuve en crue, sur la bonté et la générosité incarnées par un homme. Ou plutôt par un homme, et, c’est très important, par sa femme. Si un spectateur distrait peut croire que les femmes ont un rôle négligeable dans ce film, c’est assurément une erreur que de le penser. La femme est au centre de tous les engrenages de l’histoire. Elle en habite chaque plan. Elle donne aux personnages masculins toute leur intelligence et leur intérêt. Après la pluie est un hommage à la voie du sabre, à ce bushido “éclairé” (qu’on pourrait presque qualifié d’humaniste), que les grands bretteurs nippons ont su atteindre, en dépassant ce qui les a conduit à courir le monde : le sabre, en maîtrisant la Voie.

Après la pluie

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Réjouissons-nous !

April 26th, 2006 par Zongo

Jean-Edouard, l’ingénieur en halieutique piscicole du Loft saison 1, attaque Endémol, le générateur de sous-merde qui dégaze sur le PAF depuis quelques années. Le motif ? Monsieur veut que “de couillon filmé”, il passe à “Monsieur couillon filmé avec un contrat de travail”, en bonne et due forme. L’homme, qui a sondé les profondeurs de l’intelligence artificielle de Loana, demande donc à ce qu’on lui paie ses heures sup’, ses indemnités et ses congés payés. Il précise goguenard que son contrat n’est pas rompu, il pourrait donc exiger des arriérés de salaire.
Comme quoi, on peut baiser devant des millions de personne sans aucune pudeur et, surprise, ne pas être complètement con.

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Britain, Britain, Britain !

April 14th, 2006 par Zongo

Bon, on ne va pas faire les choses à moitié. Dans le genre série anglaise qui tape très haut et très fort, il y a aussi, voire principalement, Little Britain. Pendant qu’en France, on essaie, avec pas mal de succès, de copier Coronation Street et autres Neighbours qui font fureur en Angleterre (et plus si affinités) depuis des décennies, les Anglais, malgré leur flegme à la con, nous mettent quelques milliers de miles dans la vue. Ils passent même carrément à la vitesse supérieure. Pour résumer l’esprit de Little Britain, c’est se moquer de soi même avec tendresse et des crocs bien acérés. Je ne sais pas si un équivalent français passerait bien auprès du public, moi le premier.
C’est agaçant de voir à quel point les Anglais n’ont de cesse de nous rappeler qu’ils ont un sens de l’autodérision, eux.

Little Britain
Yes but no !

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Office et Extras

April 14th, 2006 par Zongo

Manu Larcenet a écrit, sur son blog, un post rapide sur la série anglaise The Office (deux saisons + des épisodes spécial Noël, si je ne me trompe). Rien à voir avec Microsoft.
Et c’est une bonne occasion pour parler de Extras, la deuxième série de Ricky Gervais et Stephen Merchant. Drôle et parfois tellement grinçante qu’il faut se cacher la tête sous un coussin, on y retrouve Ricky Gervais dans le rôle d’un extra, un figurant, qui veut percer comme acteur. Chaque épisode apporte son lot d’horreurs, de petitesses, de politiquement incorrect et de petits malaises. Avec une guest star en guise de cerise sur le gâteau (Mention spéciale à Kate Winslet en actrice arriviste et nymphomane).
C’est agaçant de voir à quel point les Anglais n’ont de cesse de nous rappeler qu’ils ont un humour, eux.

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