Et pourtant, il tourne…
May 10th, 2006 par
Zongo
Takeshi Kitano, enfant des rues du quartier populaire d’Asakusa, génie du manzaï et d’un genre de cinéma à part – qui veut “faire l’éloge de ceux que la société moderne néglige d’habitude” (in Libération du 10 mai) – se trouve primé, décoré, épinglé par la fameuse Fondation Galileo. Un peu gêné, se demandant pourquoi lui et pas un autre, Kitano a la pudeur de ceux qui savent qu’ils sont là parce que leur labeur a porté ses fruits. La pudeur un peu désuète de ceux qui ne montent pas sur une estrade en levant les bras avant de remercier : “leur papa et maman – sans qui, de toute évidence, ils ne seraient pas là… Sans oublier tout ceux qu’ils oublient… Trop d’émotions”. Kitano se demande pourquoi lui. Nous, spectateurs, le savons et l’en apprécions presque davantage. D’autant plus que Jack Lang, qui a obtenu ce prix avant lui, n’a pas dû se poser la question…
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