Troupeau, troupeau, je n’en avais guère…
October 23rd, 2006 par
Zongo
Parfois, l’employé de bureau matinal peut assister à des scènes émouvantes et pleine de la prime pureté du monde. Avant que les machines à café beuglent et fassent trembler les couloirs de leur cri de gorge puissant et lourd de senteurs exotiques, avant que les gentils sauvages en blouse bleue aient fini leur danse rituelle autour des poubelles à vider, avant que la pointeuse ne cliquette à l’horaire indû, à l’instant même où le monde est monde tel qu’il fut expectoré par un big bang sur la fin, quand l’employé de bureau arrive avant 10h, disais-je avec de digresser et dix Grèce, c’est au moins 9 de trop, donc quand l’employé arrive vers 10h30, il peut assister au bal animal et discret des fauteuils de réunion qui paissent paisiblement dans les plaines des salles vides. Ils se meuvent avec la grâce d’un fauteuil en cuir pleine peau, leurs accoudoirs attirent l’éclat timide d’une lumière juvénile, en attendant que la grosse conne de la pub pose son tailleur Promod dessus. Ils gambadent insouciants, virevoltent et parfois se sentent le cul. Voir la photo ci-dessous.
Alors, toi, ami cadre supérieur à la DRH, qui me marche sur les pieds au sortir du métro le matin, lève toi plus tôt et va assister à cette osmose naturelle et éternelle entre le fauteuil de direction et la moquette fatiguée du sixième étage. Va, emplis toi les yeux et que ton plan social soit doux…
Posté dans Note Express ! Bonjour !, Photo ?, Plus de progrès ! |
Sans commentaire